Projet Dolora (Inserm) et Recommandation HAS : L’évaluation de la douleur objectivée
Projet Dolora (Inserm) et Recommandation HAS : L’évaluation de la douleur objectivée
1. L’aveu scientifique : l’invisibilisation clinique démontrée
Le projet Dolora, coordonné par l’Inserm et le CNRS, acte officiellement les défaillances de l’approche clinique traditionnelle face aux douleurs féminines. La recherche académique qualifie désormais de biais de genre en santé publique la disqualification systématique de la parole des patientes. Les conséquences de cette minimisation sont lourdes : retards de diagnostic, errance médicale et aggravation des comorbidités.
Le consortium travaille aujourd’hui à la création d’un nouvel outil d’appréciation spécifique. Cet instrument vise à dépasser les simples échelles numériques pour intégrer les dimensions psychosociales de la patiente, l’impact sur le fonctionnement global du corps et la capacité d’action au quotidien.
Le cadre institutionnel : La recommandation HAS de juillet 2025
Cette dynamique de recherche s’inscrit dans le prolongement d’un tournant institutionnel majeur. La publication de la recommandation de la Haute Autorité de Santé (HAS) en juillet 2025 est le fruit d’une mobilisation exigeante. Notre participation décisive à ces travaux est d’ailleurs formellement actée par le président de la HAS lui-même, une reconnaissance officielle directement documentée sur notre site. Auprès des instances, notre association a tenu à peser de manière pragmatique et rigoureuse en fournissant des dossiers techniques et un argumentaire juridique solides.
Cette recommandation fige désormais les droits des patients et pose les bases d’un véritable parcours de soin. Il ne s’agit plus de débattre de l’existence de la pathologie, mais de l’objectiver.
2. L’écosystème numérique de l’association : 24 outils pour structurer le parcours de soin
Face au vide clinique actuel et dans l’attente du déploiement des futurs outils institutionnels, notre association a développé de façon indépendante un écosystème exhaustif de 24 outils interactifs. Cette infrastructure crée un pont technologique immédiat entre le patient et son médecin, répondant dès aujourd’hui aux besoins d’évaluation multidimensionnelle.
⚠️ Précautions d’usage et déontologie
Il est capital de rappeler qu’aucun de ces outils ne pose de diagnostic et ne remplace une prescription médicale. Ces applications sont exclusivement des aides à l’orientation et à l’auto-observation. Elles ont pour unique but de fournir des données claires et synthétiques afin de faciliter le dialogue lors des rendez-vous médicaux, le médecin restant seul souverain dans sa décision clinique. Les comptes rendus générés constituent une synthèse facilitant la communication, et non un avis médical.







