On m’a dit : « C’est ainsi, c’est ta nouvelle peau, cette armure invisible qui pèse comme un tombeau. » J’ai cru que le silence était ma seule demeure, immuable granit, statue dans le brouillard.
Mais sous la pierre froide, ignorée de l’œil nu, un peuple microscopique s’est toujours ému. Dans le secret des gènes, dans la valse des ions, se préparait la sourde et lente rébellion.
Car rien n’est vraiment fixe au royaume du vivant, même la glace cède aux caresses du vent. J’ai vu mes synapses défaire leurs nœuds serrés, comme on voit au printemps les bourgeons libérés.
Ce n’était pas la fin, c’était une chrysalide, une métamorphose lente, effrayante et valide. Ce qui semblait figé, éternel et glacé, n’était qu’un fleuve en crue qui cherchait son tracé.
Accepter le flux perpétuel de la vie. Au lieu de résister au changement en s’accrochant à une stabilité illusoire, il vaut mieux apprendre à « surfer » sur la vague de la transformation continue.
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