« C’est juste de la paperasse, ça va pas te tuer ! »
Chez le fibromyalgique, le système de la douleur est directement connecté au système du stress. Une contrariété administrative se convertit immédiatement en tensions musculaires, en brûlures et en douleurs accrues. Le stress ne reste pas « dans la tête », il attaque le corps.
« Mais tu as super bonne mine aujourd’hui, ça doit aller beaucoup mieux ! »
Avoir l’air d’aller bien quand tout va mal n’est pas un état naturel, c’est une performance active. C’est ce qu’on appelle le « travail émotionnel ». Pour un fibromyalgique, contrôler ses expressions faciales pour ne pas montrer la douleur, forcer sa voix à être enjouée, tenir son dos droit malgré les brûlures, demande une concentration et une énergie phénoménales. C’est une seconde tâche qui s’ajoute à tout le reste.



