Marie se pose, et c’est bénéfique.

Je vous apporte ci-dessous ma conclusion concernant les origines de la fibromyalgie, selon moi bien sûr,  mais que j’ai vérifiées ces six derniers mois, chaque jour, à chaque heure.

Je pense que la fibromyalgie est un signal d’alarme lancé par le corps, dès que la charge mentale devient trop lourde, voire écrasante. 

Ce n’est pas forcément une charge physique, cela peut intervenir lors d’un travail purement intellectuel trop intensetrop long.

J’en reviens personnellement au fameux « écoute ton  corps », ce qui pour beaucoup de filles notamment dans leur enfance, était une hérésie !

Si nous sommes capables d’entendre cet avertissement, d’arrêter carrément,  voire de ralentir pour « souffler », ou nous contenter d’accomplir calmement ce que nous sommes en train de faire et cela seulement,  la douleur s’apaise.

Je continue à ne plus prendre d’anti-douleur depuis 18 mois maintenant, sauf un paracétamol de temps à autre, notamment lors des changements de temps. Plutôt lié à l’arthrose.

Je plains beaucoup les personnes atteintes obligées de travailler ! C’est un crime de ne pas leur permettre d’arrêt maladie.

Depuis quelque temps je pense à revenir vers vous pour vous informer que j’ai enfin réussi à ne plus souffrir de cette horreur que l’on appelle Fibromyalgie. 

(Marie nous avait contacté il y a environ neuf mois)

Voilà deux ans, avril 2017, que j’ai cessé de prendre tout médicament contre la douleur : paracétamol 1000 quatre fois/jour, bi-profénid et un troisième dont j’ai oublié le nom… Je l’ai fait du jour au lendemain après que mon médecin m’eut dit que j’abîmais ainsi mon estomac, mon foie et mes reins. Et j’ai remplacé tout cela par la sophrologie que je pratiquais plusieurs fois par jour.

Mais le plus important, pour moi, fut d’observer la manière dont je fonctionnais et de découvrir que j’étais incapable de faire UNE seule chose à la fois et de me consacrer, le temps qu’il fallait, à cette seule chose ! Ma formation analytique m’y a aidée, je le reconnais.

Je me souviens très bien avoir claironné, en riant, : dommage que je ne puisse faire travailler mes pieds, j’irais encore plus vite ! Et c’est bien cette espère de folie à tout vouloir assurer en un temps record. Hé bien, j’ai appris à ne pas courir fermer une porte, éteindre une lampe, ramasser un bout de papier alors que j’étais déjà occupée à une tâche, à ne pas lancer la cuisson de trois plats en même temps !

J’ai appris à repérer, puis à ignorer cette voix qui me fait sans cesse observer qu’il me reste ceci et cela à faire et…que je ne l’ai pas encore fait. Hé bien non ! Je ne l’ai pas fait. Et tout se relâche en moi…Il m’arrive maintenant, lorsque je m’allonge de ressentir les muscles de mon dos se relâcher avec un bien-être fantastique, chose que je n’avais plus ressentie depuis de très longues années. 

Je veille à ne jamais avoir froid et j’ai pu constater que si je ne souffre plus, le symptôme d’alerte demeure présent car dès que, pour une raison ou pour une autre, je me trouve en situation de devoir assumer plusieurs choses à  la fois, je sens cette fameuse douleur repointer son nez. Dans ce cas, j’arrête immédiatement, seule manière de ne pas retomber dans ce cauchemar.

Bien sûr, je suis à la retraite, même si je demeure très active dans le milieu associatif. Mais à mon rythme, un rythme que je ne m’étais jamais autorisé, en raison de règles établies dans l’enfance : des pressions permanentes, à obéir de suite aux injonctions ! Ce qui est drôle, c’est qu’une fois devenu « libre » avec l’âge adulte, nous continuons à obéir à TOUT ce qui, autour de nous, semble dépendre de nous, une sorte de course poursuite vers la perfection que nous ne cessons de nous imposer nous-mêmes.

J’en déduis que la personne souffrant de fibromyalgie DOIT être immédiatement mise en arrêt maladie, afin d’avoir à ne plus se trouver en « proie » d’une quelconque obligation. Je pense aux mères, aux femmes seules devant assumer leurs enfants, ou tout simplement à celles qui doivent travailler pour survivre, à tous ceux, en grande souffrance physique et mentale, isolés en face de services médicaux qui n’y comprennent rien !

Je verrais bien, pour les personnes atteintes, un séjour de six ou huit mois, voire plus dans un établissement de soins, sans autre obligation que de prendre soin de soi, avec des aides appropriées pour une reprise en compte de sa propre conscience, de ses propres désirs, de ses propres besoins. Je n’existe pas uniquement pour les autres, pour des tâches, pour des obligations à remplir. J’existe avant tout pour moi ! Et redonner à ces hommes et ces femmes, la notion de leur propre vie, de leur corps, de leurs désirs en dehors de toute notion de « devoir » de « il faut que ». Et surtout, j’existe, MOI,  avant toute chose et lorsque je me serai reconnu(e) MOI, je me mettrai à exister pour mon entourage ! Vaste programme n’est ce pas, mais je suis sûre qu’il donnerait de bons résultats ! 

J’ai conservé, en revanche, cette envie de me précipiter vers tout ce qui me plait, m’intéresse. Mais, 9 fois sur 10, je refuse de foncer car je sais que je ne pourrais plus assurer sereinement. Pour moi, c’est un grand pas que d’avoir appris à maîtriser ce genre d’élans, mais cela protège.

 Je ne regrette qu’une chose ; avoir 75 ans et ne plus pouvoir me relancer dans un vaste combat pour aider toutes ces personnes dont les souffrances, lorsque je les lis sur FB, me déchirent. 

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