Ecoute, empathie, personnalisation

La société l’a oublié. La médecine les a oublié. (comme d’habitude je serais cependant plus doux avec certains, qui n’oublient pas l’, la personne ; des médecins hommes et femmes, des soignantes – soignants magnifiques, des hommes et des femmes merveilleux pour qui leur patients sont les personnes les plus importantes du monde et qui s’épanouissent et s’accomplissent dans leurs rapports aux autres).

 

La médecine comme l’écrit Nicolas Colin dans l’Obs du 27 septembre 2018 a standardisé et opéré une massification, afin de « rendre l’offre de soins plus accessible ». Au mépris de l’écoute, de l’, de la personnalisation.

Après avoir massacré les sorcières, qui soignaient en écoutant, la médecine, par l’église puis l’Etat, a érigé le médecin homme comme sachant, à la parole d’argent si ce n’est d’or, et « standardisé » la médecine, afin d’en faire une médecine de masse, uniformisée et standardisée. Rapide. Sans âme. Et sans écoute. Le médecin a raison. Et il le sait. Les patients, la masse, n’a plus qu’à prendre son ordonnance et ses traitements.

Avec les soucis économiques actuels, la standardisation atteint son maximum aujourd’hui.

Le piédestal du médecin est pourtant branlant du fait du numérique et d’internet.

Mais le système campe sur ses positions. Malgré quelques velléités au fil des ans d’opposition à cette massification standardisée de la médecine et le pouvoir impersonnel et lointain du médecin.

Une nouvelle médecine devrait pourtant voir le jour. Nous avons besoin d’inventer. Certes, la médecine technique fait des progrès considérables. Et ingénieux.

Mais la médecine sur mesure, une autre médecine, portée par l’empathie, l’individualisation, l’écoute de l’autre, non plus patient, mais humain, homme – femme – enfant – bébé.

Ce pourrait être cette « médecine fonctionnelle » qui apparaît en ce moment, ou tout autre chose demain peut être.

Nous avons besoin d’innovateurs, et de disruption dans cette médecine qui n’a guère changée depuis Molière…..

Nous avons besoin de ces nouvelles sorcières

Nous avons besoin surtout de remettre l’humain au centre. En commençant par l’entendre, et l’écouter.

Ne désespérons pas. Nous le faisons tous les jours. Dommage, car c’est surtout en dehors du système médical. (nos associations, les groupes d’entraide…) Ou bien est ce mieux ainsi?

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