La minimisation de la souffrance et la dignité de l’être humain doivent devenir une priorité.

joseph_Berardi / Pixabay

Oui mais ce n’est pas en France.

C’est quasiment partout ailleurs (dans les pays occidentaux en tout cas mais je sais que des hommes et des femmes se battent dans le monde entier pour que celà deviennent une réalité).

Aujourd’hui, vous, fibromyalgiques, en particulier, mais tant d’autres, n’êtes pas soulagés de vos douleurs, de vos souffrances, de votre fatigue.

Les malades voient disparaître, résignés au fil des mois, les seules possibilités thérapeutiques qui existaient pour eux de diminuer leurs douleurs ou leur épuisement (avec raison souvent du fait de l’importance des effets secondaires graves pour des soulagements de courte durée ou peu efficaces).

Il n’y a plus actuellement, avec la crise des opioïdes, et du coup la prise de conscience du danger latent de ces substances, de véritable solution médicamenteuse.

Les solutions alternatives, sont pour le moment intéressantes, mais pas suffisantes ou pas encore au point avant longtemps (nous espérons avoir des solutions assez vite mais il faut compter en années) .

Alors que des solutions existent, si ce n’est pour vous soigner, au moins pour vous apporter détente, et moins de douleurs.

Enfin, une en tout cas. Le cannabis thérapeutique.

Mais tout est fait pour que cette possibilité soit encore freinée très longtemps. Alors que c’est une solution possible pour beaucoup d’entre vous.

Ne parlons même pas des malades atteints par la sclérose en plaques qui ont cru à un soulagement rapide de leurs maux avec l’autorisation de mise sur le marché des premières molécules pour les soulager, freinées par un coût dit  prohibitif.

L’expérimentation des salles de shoot en parallèle a mis le feu aux poudres et provoqué une incompréhension patente de la population des malades qui ne demandent rien d’autre que le droit de pouvoir être soulagés (qc’est évidemment une bonne chose, encore que des lieux beaucoup plus sains à visée thérapeutique existaient auparavant mais ont disparu du fait d’une volonté politique).

La kétamine est sur la sellette. Une trop grande disparité de protocoles d’administration laisse à penser que les fibromyalgiques en particulier jouent les cobayes, alors même que nous avons à plusieurs reprises alerté la Direction générale de la santé ; ces protocoles étant en outre non validés pour la fibromyalgie mais bien remboursés……certaines cliniques en usent fortement.

Le Tramadol lui aussi pose de sérieux problèmes……entre l’accoutumance et les risques des effets secondaires….et un résultat peu probant

Les opiacés plus forts aussi du fait des effets secondaires encore excessifs là aussi.

Cependant nous ne nions pas que certaines personnes soient soulagées par ces molécules. Mais à quel prix pour le corps au bout d’un moment? Et aujourd’hui beaucoup d’entre vous n’ont plus aucune alternative chimique possible, leur corps rejetant tout nouveau produit. Après un soulagement de quelques années ils se retrouvent aujourd’hui sans alternative, souffrant souvent encore plus qu’avant. Et rejetés, oui, rejetés par un système de santé impuissant et timoré. « Nous ne pouvons plus rien pour vous », combien de fibromyalgiques ont-ils pu se l’entendre dire ?

En parallèle le dernier traitement en date validé par la Food and Drug Administration pour soulager les douleurs de l’Endométriose, très onéreux, ne fonctionne que dans environ 40% des populations de l’étude, mais provoque des effets secondaires assez détestables et difficiles à gérer sur le long terme. Il est pourtant mis sur le marché…..

http://sante.lefigaro.fr/article/endometriose-un-nouveau-medicament-autorise-aux-etats-unis/

 

La balance avec le cannabis thérapeutique et ses effets secondaires quasi nuls est sans conteste pour sa mise à disposition en officine, très vite, et sans attendre un protocole de recherche qui n’a pas lieu d’être. Il suffit de reprendre les études mondiales nombreuses et bien documentées.

 

Le professeur Serge Perrot notait récemment, comme d’autres médecins, que le soulagement de la n’était pas forcément acquis mais que le cannabis permettait la baisse de l’anxiété et apaisait le malade (et si on laissait les malades se prononcer ?)

 

http://sante.lefigaro.fr/article/le-cannabis-medical-un-antidouleur-hors-la-loi-en-france/

 

Et d’ajouter : Pr Serge Perrot, rhumatologue au Centre d’évaluation et de traitement de la Douleur (Hôpital Cochin, Paris) : « Au vu des études, rien ne justifie aujourd’hui l’utilisation du cannabis dans la douleur chronique et celle liée aux nerfs (neuropathique) : les effets antalgiques sont trop modestes »

 

http://www.e-sante.fr/cannabis-comme-antidouleur-plus-mal-que-bien/actualite/1513

 

Des effets antalgiques modestes ? Et les effets secondaires des opioïdes? Ils sont modestes eux aussi?

Nous éviterons de parler ici de la morphine, trop souvent donnée à tort aux personnes fibromyalgiques……

On se demande bien pourquoi, comme d’habitue, la France mettrait encore tant de temps pour sauter le pas?

C’est intolérable, totalement déshumanisant à notre époque.

Si l’on veut légiférer, occupons nous de l’alcoolisation en masse, par exemple, destructrice de vies, et de la société. Ou occupons nous de la destruction de la société par le trafic de drogue, couvert politiquement. Destruction des personnes dépendantes, destruction de quartiers et villes entières du fait de ces trafics. Certaines grosses villes du Nord et du Sud sont totalement gangrenées par ce fléau.

Les malades souffrent. Les malades pleurent. Les malades se suicident.

« Une perte de chance » qui conduit à la mort……

http://sante.lefigaro.fr/article/le-cannabis-medical-un-antidouleur-hors-la-loi-en-france/

Nous en sommes arrivés à un point paradoxal de l’aveuglement français de politiciens (dans un sens général, pas seulement les hommes politiques, certains sont ouverts à cette option), gangrenés et gardiens des traditions, arc boutés sur leurs piliers de culture judéo chrétienne bien pensante qui veut que souffrir est important et nécessaire (surtout pour les autres), confiants dans leurs savoirs d’élites, estimant protéger la société française, quand celle ci crie sa douleur sans qu’ils ne l’entendent, qui fait qu’il est plus facile aujourd’hui de se procurer en toute illégalité du cannabis sous toutes formes pour un risque minime plutôt que d’en obtenir légalement et de bonne qualité vérifiée et contrôlée.

Paradoxal et dangereux. Notre ministre de la santé ferait bien de presser ses équipes. Car le danger est dans la méconnaissance d’un produit qui peut soulager efficacement (au minimum détendre et pour vous fibromyalgiques ce ne serait pas un luxe).

Il est temps de franchir le cap et de soulager les personnes qui le demandent.

Faisons donc un essai grandeur nature.

Autorisez le cannabis thérapeutique très vite, et  faites en sorte que la pratique soit encadrée. Les fibromyalgiques, pour leur part, ne veulent pas se shooter. Ils le sont déjà assez et il faudra reparler des somnifères et opioïdes utilisés à outrance sur de si longues années (nous l’avons dénoncé à plusieurs reprises au ministère). Ils veulent juste un soulagement, un répit, et pour certains, moins de douleurs.

Autorisez la recherche, Madame la ministre, immédiatement, et proposez aux malades d’être cobayes volontaires. Vous avez plusieurs centaines de milliers de personnes prêtes à aider cette recherche.

Vous en sortirez grandie, et la France admirée pour son ouverture d’esprit.

 

Le cannabis aurait des effets secondaires dévastateurs ? Peut être. Mais les opioïdes provoquent eux des effets secondaires encore plus dévastateurs.

http://www.e-sante.fr/cannabis-comme-antidouleur-plus-mal-que-bien/actualite/1513?page=0%2C1

 

Et si on tentait au lieu d’un cannabis de synthèse, hyper puissant ( 500 fois plus parait il) d’utiliser du cannabis naturel, comme au bon vieux temps ou ces mêmes personnes qui refusent aujourd’hui le soulagement des malades, partaient dans certains pays dans les années soixante goûter aux joies du fruit défendu?

Mais c’était une autre époque. Le politiquement correct est arrivé, la novlangue aussi.

Assez. Ouvrez nous les portes d’un soulagement bienvenu.

Laissez nous le temps de tester. Et foutez nous la paix. Laissez nous respirer.

 

Nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui, n’est ce pas professeur Perrot ?

 »

  • Cet accident grave va-t-il mettre un coup d’arrêt aux recherches sur la douleur alors que ces molécules restent prometteuses ?

Pr Serge Perrot : « C’est vrai que pour les patients c’est dramatique. Il y a très peu de médicaments dans le domaine de la douleur et vous savez qu’on ne travaille qu’à partir d’anciens médicaments : l’aspirine, les anti-inflammatoires, la morphine. »

https://www.francetvinfo.fr/sante/decouverte-scientifique/essai-therapeutique-a-rennes-le-medicament-en-question_1274941.html

 

Et pour les morts aussi c’est dramatique….

https://theconversation.com/antidouleurs-attention-a-la-dependance-76714

 

Comme par hasard sortent diverses études sur les dangers du cannabis…..(les dentistes par exemple estimant que le déchaussement des dents porterait préjudice à cette consommation de ce produit) .

Certes, nous sommes loin, et curieusement, de connaitre les vertus et méfaits du cannabis thérapeutique. Pourquoi autant de freins à la recherche ? Et pourquoi ne pas simplement tester?

Perte de chance ou débat sociétal à mener ?

N’est il pas plus inhumain de renvoyer un malade sur le marché de l’emploi dans sa douleur et sa fatigue chronique plutôt que de tenter de le soulager ?

A propos pourquoi les laboratoires français ne proposent ils pas leurs propres formules? Pourquoi aller chercher dans un autre pays ? 

 

 

 

FIBROMYALGIE ET :

 

  • Morphine : mauvaise tolérance et pas d’effets
  • Opioïdes  : peu d’effet sur la douleur mais  avec effets secondaires complexes et dangereux (les chutes par exemple mais tant d’autres).
  • La rééducation (kiné…balnéo…) pour un mieux être.
  • Médecines complémentaires ou parallèles : peut être un mieux être mais soulagement de courte durée .
  • ETP (éducation thérapeutique) : pour le moment point mort. Des projets en cours ? Aucune information.
  • Activité physique adaptée : une nécessité en complément mais pas suffisant et ne calme pas la douleur ; elle permet de mieux l’accepter et de conserver son corps en meilleur état.
  • L’alimentation pour un meilleur état général.
  • Les cures thermales en fin en complément pour obtenir un répit.
  • RTMS : efficace pour environ 40% des personnes utilisatrices, mais un manque de recul sur ses effets. Et il reste 60 % des malades en attente d’une solution.

 

Aujourd’hui et après dix ans de tergiversations, il est temps d’agir.

Le cannabis thérapeutique, et en celà nous rejoignons les scientifiques et médecins, n’est qu’un outil complémentaire pour aller un peu mieux en particulier grâce à la sensation de détente qu’il peut procurer, en vous relaxant.

Mais c’est la seule opportunité réelle qui nous reste pour les prochaines années à moins d’un miracle.

 

LA SEULE et UNIQUE.

 

Il serait assassin de ne pas laisser aux malades une chance d’aller mieux, au moins de mieux supporter. Sans les abrutir, et avec moins de risques.

Combien de personnes chutent, gravement, car bourrées de drogues largement plus fortes que du cannabis?

Combien de personnes voient leurs organes abîmés ou carrément détruits, ne remplissant plus leurs fonctions, du fait de cette saturation de substances chimiques aux effets excessifs pour un résultat minime, trop réduit?

Combien de personnes sont aujourd’hui dans l’impossibilité même de prendre la plupart des médicaments prescrits, leurs corps les rejetant?

C’est vrai qu’il est si facile de faire l’autruche pour nos dirigeants qui ne veulent pas entendre parler de ce fléau.

Fibromyalgiques, vous vous plaignez trop peu. Vous ne faites pas de bruit. Une maladie invisible……

Il est tentant par conséquent de ne rien faire. Et c’est ce qui se passe. Les gouvernements successifs se refilent la patate chaude sans broncher, trop heureux d’avoir si peu de mouvement et de malades venant les interpeller.

Il faut que cela cesse aujourd’hui même. N’attendons pas mars 2019 !

 

 

Les malades ne méritent pas ces mauvais traitements, cette maltraitance. Les fibromyalgiques ont des droits, en particulier la dignité humaine. Leurs handicaps, et ils sont nombreux, doivent être soulagés. C’est la loi.

Allons nous devoir faire un procès ? En particulier pour non assistance à personne en danger ? Car la douleur diminue obligatoirement l’espérance de vie. Aucune étude n’a encore pris en compte cette donnée. La fatigue aussi diminue l’espérance de vie……

GDJ / Pixabay

 

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