Médicament ou pas médicament ? Telle est la question.

La revue Prescrire périodiquement dénonce le danger de diverses molécules, sa dernière liste datant de janvier 2016.

http://www.psychomedia.qc.ca/medicaments/2016-01-28/liste-74-dangereux-revue-prescrire

Vous devriez en parler avec vos médecins, pour commencer.

Regardaddiction-550762_1920ons par exemple les anti-dépresseurs à éviter…..pourtant souvent prescrits dans le cadre de la fibromyalgie…..Cymb…..Ser….Effex……

 

 

 


http://www.psychomedia.qc.ca/antidepresseurs/2016-01-30/7-plus-dangereux-que-utiles-revue-prescrire

Leurs dangers sont assez importants pour être pris en compte.

Notre association, au fil du temps s’est aperçue que la plupart des médicaments, en règle générale, étaient sans effet sur la fibromyalgie.

En règle générale…..seulement.

 

La fibromyalgie, cette maladie complexe, est une maladie individuelle. C’est bien pourquoi notre association a pris le partie d’ajouter un s à fibromyalgie.

pills-1173654_1920Et l’effet d’une substance chimique est totalement différent d’un individu à l’autre.

Il peut arriver quelquefois qu’un malade puisse être soulagé……sans explication véritable de ce soulagement, quand tous les autres ne verront pas de vrais effets sur la douleur ou la fatigue….

Mais pour un malade soulagé, neuf qui continueront à souffrir, au minimum.

C’est ce que confirme Cochrane (http://www.cochrane.org/fr/about-us )  dans une étude sur la   (connue pour beaucoup d’entre vous sous le nom de (c) ).

Dans cette étude il est démontré avec des données vérifiées et probantes très fortes (ce qui est la raison d’être de Cochrane) qu’une personne sur dix seulement est soulagée par la prégabalgine.

Une personne sur dix seulement !

Cette molécule n’est pas plus efficace que milnacipran, ou .

Une personne sur dix !

Mais une personne sur dix qui est soulagée et voit ses souffrances réduites de plus d’un tiers !

Ce n’est pas négligeable !

Mais la revue Prescrire rappelait que ces substances peuvent augmenter fortement les risques

« La duloxétine (Cymbalta ou autre), un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, expose aux effets indésirables des antidépresseurs inhibiteurs dits sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRS), et en plus à des troubles cardiaques liés à son activité noradrénergique, dont des hypertensions artérielles, des tachycardies, des troubles du rythme cardiaque.

La duloxétine expose aussi à des hépatites et des hypersensibilités avec des atteintes cutanées graves (dont des syndromes de Stevens-Johnson). »Le citalopram (Seropram, Celexa…) et l’escitalopram (Seroplex, Lepraxo, Cipralex…), « des antidépresseurs IRS, exposent à un surcroît d’allongements de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme et de torsades de pointes par rapport à d’autres antidépresseurs IRS. »

« Le milnacipran (Ixel ou autre) et la venlafaxine (Effexor LP ou autre), des antidépresseurs non imipraminiques, non IRS, non inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), qui ont une activité sérotoninergique et une activité noradrénergique. Ils exposent aux effets indésirables des antidépresseurs IRS, et en plus à des troubles cardiaques liés à leur activité noradrénergique, dont des hypertensions artérielles, des tachycardies, des troubles du rythme cardiaque, et des allongements de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme et, pour la venlafaxine, avec un risque élevé d’arrêts cardiaques en cas de surdose. »

Quel comportement adopter en ce cas ?

Nous allons peut être paraître peu scientifiques et même très empiriques mais nous vous incitons au bon sens.

La plupart de ces substances devraient dans un premier temps n’être données que pour de courtes périodes. Si votre médecin ne fait aucune évaluation de votre traitement, sinon augmenter les doses, sans rien vouloir connaitre des éventuels effets secondaires, fuyez.

Si les effets secondaires sont trop importants (vertiges en particulier qui impliquent des risques de chutes avec des conséquences importantes), ne continuez pas.

Enfin, et surtout, si vous ne ressentez au bout d’un mois (grand maximum) aucune amélioration, pourquoi continuer ?

Malheureusement, si aucune des substances actuellement indiquées pour soulager les douleurs de la fibromyalgie (et ne parlons pas de l’épuisement, les somnifères ne sont absolument pas une solution) ne fonctionne, il ne reste qu’une solution. Se sevrer des substances chimiques qui vous auront été proposées, et admettre que la fibromyalgie fait partie de vous, et que c’est une maladie pour laquelle à ce jour il n’y a pas de solution.

Cependant nous ne sommes pas médecins. Arrêter de soi même un médicament n’est pas recommandé. Vous devez auparavant demander l’avis de votre médecin. 

 

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Et tenter de vivre du mieux possible, avec tous les soulagements locaux possibles comme le chaud, les massages ou l’eau……..

Et surtout refuser tout nouveau médicament, en dehors, en cas de vraies grosses crises, d’un antalgique de premier niveau, comme le paracétamol……

Nous n’avons pas de solution à vous proposer à ce stade, mais nous savons que vous ruinerez votre santé à prendre des substances qui vous abîment, pour un effet trop souvent proche de zéro.

Souffrir n’est pas facile, mais détraquer sa santé encore plus pour des médicaments sans effet, et sur ordre médical, c’est augmenter son stress et abîmer son corps plus vite de l’intérieur.

A vous de voir, bien sur, vous êtes seuls juges de ce qui est bon pour vous.

 

Mais lisez les articles cités, discutez en avec vos médecins.

Et choisissez en connaissance de cause.

 

Et s’ils ne sont pas contents, ou récalcitrants, donnez leur l’adresse de l’association, et le téléphone.

 

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4 thoughts on “Médicament ou pas médicament ? Telle est la question.

  1. Plus de 4 ans que je prends cymbalta et morphine ! UN an de lyrica que j’ai arrêté de moi même. .. il n’en n’est pas de même pour la morphine. .. mais je suis décidée j’arrête TOUT ! Mes douleurs sont toujours insupportables voir même plus !! Alors.. A quoi bon ! !!

  2. Bonsoir depuis 3 ans je souffre de la fybromyalgie je prend antidépresseur seroplexe et ixprim ( tramadol) 2 pilules / 5 heures j’ai essayé de minimiser ixprim mais c’était impossible je fais des crises imaginables

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