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La politique de santé, un mal incontournable. Mais quel retard nous avons pris !


Quand nous lisons  ceci :

” La stratégie nationale de santé est une nouvelle étape de démocratie sanitaire, qui contribuera sans nul doute à rétablir la confiance de nos concitoyens ”

nous voudrions vraiment y croire.

C’est bien ce que les malades et en particulier, nous les fibromyalgiques, espérons d’un système de soins performant.

 

Nous avions, nous avons eu, le meilleur système de santé au monde; système que tout citoyen du monde aimerait avoir la chance de lui profiter.

De cette image d’Epinal, c’est encore l’espoir d’une médecine de soins performante et égale pour tous, qui fait espérer pour son cas personnel une prise en charge complète et efficace, les meilleurs soins possibles, avec à la clef une obligation de moyens, si ce n’est de résultats.

Mais pouvons nous vraiment y croire ?

La ministre a beau y croire fermement, elle, et  annoncer haut et fort les mesures qui seront prises (lesquelles on ne sait encore sauf pour la , et le débat n’est toujours pas clos pourtant sur ses bienfaits, même si statistiquement la est un atout), parler de nouvelles mesures à venir, en conformité avec l’avis de la Cnil, nous doutons fortement d’une amélioration du système de santé actuellement. Et ni pour les années à venir.

Trop a été fait pour casser un système qui garantissait à chacun, comme tout service public digne de ce nom, un égal accès pour tous aux soins sur tout le territoire, et ce indépendamment de ses revenus.(même s’il pouvait y avoir certaines disparités et passe droits; particulièrement avec la pratique des enveloppes de complaisance ou des honoraires très libres si ce n’est libérés…).

  • Les effectifs qui ont été si affaiblis et exterminés que le minimum n’est plus forcément assuré.
  • Les matériels insuffisants du fait de leur coût.
  • Des équipements très vieillissants, et peu de nouvelles structures accueillantes
  • Les médecins atteints par le numérus clausus, en totale inadéquation avec les besoins réels.
  • Une politique liberticide qui fait qu’il est plus facile de trouver un médecin sans le sud de la France
  • Un métier qui n’a pas changé dans son rythme alors que la société a changé, elle; ce qui fait que peu de nouveaux étudiants acceptent le rôle de médecin généraliste
  • Une désertification de certains secteurs (campagnes ou ZUP)
  • Des personnels sous payés et peu considérés.
  • Des annonces publiques sans lendemain
  • Une décentralisation avec les ARS, qui dilue encore plus le message gouvernemental, et érode la prise de décision, dilue les responsabilités.
  • De nouvelles maladies, épidémies, endémiques, inconnues et destructrices, quand d’anciennes que l’on croyait éradiquées reviennent au galop.
  • Une course à la rentabilité, quand la santé n’est pourtant pas une marchandise ou un bien, qui épuise soignants et gestionnaires.
  • Une organisation de plus en plus chaotique, ou le malade est laissé seul, solitaire et oublié, quand il ne décède pas des lacunes du système ou de ses carences.
  • Une nouvelle réforme après la loi HPST Hôpital, Patients, Santé et Territoires.

Et enfin une crise économique sans précédent qui ne permet pas de faire face aux demandes et exigences énormes d’un monde en évolution, ou la technicité est de mise mais coûte de plus en plus cher, et ou la mondialisation permet peut être des économies de bouts de chandelles, mais créé un risque sans précédent pour notre santé

Aussi la révolution du premier recours, n’est ce pas de la poudre aux yeux versée sur les lambeaux encore chauds de notre système de santé ?

Espérons que non…..

Organiser les soins en assurant un égal accès pour tous. Bien sur, mais c’est ce que nous avions. Pourquoi cela n’est il plus possible (il y a toutes les raisons évoquées plus haut….) Espérons la encore que cela redeviendra vite réalité…..Mais la encore il est permis d’en douter quand on remarque (nous le répétons mais c’est vraiment l’exemple à la fois flagrant et emblématique de l’ensemble de ces réformes passées qui ont visé peut être à rationaliser et économiser) la crise et le manque de spécialistes en ophtalmologie….

 

Renforcer l’information et les droits des patients….bien sur ….

  1. Sauf que cela est devenu payant de récupérer son dossier médical.
  2. Sauf qu’il faut maintenant une autorisation pour récupérer son propre dossier médical d’un collectif hospitalier…
  3. Sauf que les services d’urgence ont du mal à se déplacer….par manque de moyens et du fait des frais de déplacement de véhicules sanitaires lourds.
  4. Sauf que l’on n’a jamais réussi à ce jour à promouvoir un dossier médical généralisé.
  5. Sauf que les diverses commissions et experts sont toujours plus ou moins courtisés par les laboratoires .
  6. Sauf que on ne parle plus de soigner, mais d’économiser. L’exemple flagrant étant le médicament générique.
  7. Sauf que les tarifs sont toujours aussi opaques et manquant de clarté ou de transparence.
  8. Sauf que se pose toujours la question de l’acharnement thérapeutique sans que la question ne soit tranchée.
  9. Et enfin sauf que les malades ont le droit de ne pas souffrir, et que malgré les divers plans à ce sujet, aucune soulagement n’arrive à traiter les douleurs fibromyalgiques, que les centre anti douleurs sont surchargés et totalement démunis devant leurs patients, et que le consensus actuel ne serait qu’une prise en charge personnelle, comportementale du patient, ou le patient serait acteur de son état..

Les personnes atteintes de fibromyalgie souffrent. On nous dit à tout bout de champ de question parlementaire sur le sujet que des recherches sont en cours, sans jamais en citer une, et que la fibromyalgie ne peut être reconnue en ALD.

On nous dit que la fibromyalgie n’est pas une maladie mais un symptôme.

De ce fait la personne atteinte de fibromyalgie, principale ou secondaire n’a aucun droit.

Si, celui de souffrir. Et en silence s’il vous plait. Sinon il  ou elle sera traité de malade mental, et soigné comme tel, avec la bénédiction des pouvoirs publics et des laboratoires.

Les personnes fibromyalgiques sont de forts consommateurs par nécessité d’anti-douleurs, de somnifères, de décontractant,d’antihistaminiques……et de toute une pharmacopée colossale, au gré des divers traitements plus ou moins adaptés.

Pourtant la ministre et son organisation voudrait revoir et freiner la consommation particulièrement élevée de somnifères et de calmants.

Tout le monde le sait , tout le monde l’évoque, médecins et pharmaciens en tête. Quelques dispositifs ont été mis en place, certaines molécules ont été retirées du fait d’une dangerosité présumée, des ordonnances sécurisées et des consommations maximales sont inscrites dans les règles…….

Sauf que personne ne sait aujourd’hui qui consomme quoi, comment, pour quelle prescription réelle.

Pire, personne ne se soucie vraiment des contre indications, des surdosages, des mélanges inappropriés.

Et surtout, il est facile aujourd’hui de détourner les règles. Et heureusement pour nous tous. En toute légalité ! Heureusement car c’est le seul moyen d’espérer souffrir un peu moins.

 

(……..il n’est pas question ici de promouvoir quelque drogue que ce soit – c’est interdit par la loi en France en particulier mais dans d’autres pays aussi.  Nous évoquons dans cet article exclusivement les médicaments autorisés vendus en officine pharmaceutique, avec ou sans ordonnance).

Quant au programme de vaccination, qui était pourtant cité lui aussi il y a une vingtaine d’années comme efficace : l’armée a le meilleur taux d’efficacité pour la vaccination de ses soldats et de leurs familles, par un suivi efficace, et simple. Il est dommage de réduire les moyens des pmi, qui étaient un vecteur fort de vaccination. (même si nous ne sommes pas forcément d’accord sur une vaccination obligatoire sans précautions du fait des risques certains).

http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ14020320G.html

 

Politique nationale de santé

Question d’actualité au gouvernement n° 0320G de M. Georges Labazée(Pyrénées-Atlantiques – SOC)

publiée dans le JO Sénat du 21/02/2014

M. Georges Labazée. Le 23 septembre dernier, Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, présentait la stratégie nationale de santé, mettant ainsi en avant l’indispensable refonte de notre système de santé, performant, certes, mais encore trop inéquitable.

Ainsi, en s’appuyant sur le rapport d’Alain Cordier, elle a défini trois priorités : d’abord, miser sur la ; ensuite, organiser les soins autour des patients et en garantir l’égal accès, ce qu’elle a justement appelé « la révolution du premier recours » ; enfin, renforcer l’information et les droits des patients.

La politique de prévention est donc un élément incontournable et c’est celui dont j’entends souligner la nécessité aujourd’hui.

Il faut généraliser le « réflexe prévention ». Par exemple, il faut mieux détecter les enfants rencontrant des problèmes de vue qui pénalisent les parcours scolaires, mieux dépister les cancers du sein dans les milieux défavorisés et, surtout, mieux vacciner.

Il convient que notre pays se dote, pour la première fois, d’une stratégie de vaccination globale pour les années qui viennent, car les attentes de la population sont fortes.

La vaccination est très présente dans l’actualité. On parle beaucoup des dernières innovations en la matière. Mais on se méfie aussi beaucoup des risques de la vaccination. L’actualité judiciaire est également fournie. La vaccination reste, malgré tout, un acte préventif qui mérite d’être soutenu collectivement.

Ainsi, le projet du professeur Jean-Louis Koeck, médecin des armées, qui a créé un carnet de vaccination électronique et un site internet offrant une information experte et personnalisée aux particuliers et aux professionnels de santé, devrait être retranscrit dans la carte Vitale. Il ne s’agit pas tant de constituer un recueil comptable du nombre de vaccinations que de pouvoir suivre l’évolution des recommandations vaccinales.

Cette information scientifiquement exacte et transparente, alliée aux nouvelles technologies, rend la consultation particulièrement simple et accessible à tout moment. La notification des rappels est faite par courriel ou SMS. En somme, ce projet innovant fait pleinement entrer la vaccination dans le XXIe siècle !

Ma question est donc la suivante : comment le ministère des affaires sociales et de la santé compte-t-il intégrer concrètement la vaccination dans la traduction législative de la politique nationale de santé ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)

Réponse du Ministère chargé de la famille

publiée dans le JO Sénat du 21/02/2014

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille. Monsieur le sénateur, permettez-nous, à ma collègue Mme Marisol Touraine et à moi-même, de saluer tout d’abord votre engagement et la qualité des travaux que vous avez menés sur ces questions.

Effectivement, même si notre pays dispose d’une couverture vaccinale de qualité, la politique vaccinale reste une grande priorité de santé publique pour le Gouvernement, notamment dans une perspective de réduction des inégalités.

En 2013, la simplification du calendrier vaccinal a permis de diminuer le nombre d’injections pour une efficacité équivalente et une meilleure adhésion.

En vue d’améliorer la couverture vaccinale, le carnet de vaccination électronique s’inscrit dans la mise en place du dossier médical personnel de deuxième génération.

Le travail engagé par les services ministériels avec l’ordre des pharmaciens a permis de proposer une évolution du dossier pharmaceutique afin de suivre les délivrances de vaccin. Un projet de décret sur ce sujet est en cours. Il nécessitera notamment l’avis préalable de la CNIL.

Le troisième plan cancer présenté par le Président de la République introduit un objectif de couverture vaccinale, notamment contre les virus HPV, en renforçant la communication, en introduisant les rémunérations sur objectif de santé publique et en diversifiant les structures de vaccination.

La stratégie nationale de santé menée par Marisol Touraine donne toute sa place à la prévention. Elle facilitera le parcours vaccinal de nos concitoyens et de nombreuses mesures en cours de discussion feront l’objet, si nécessaire, d’une prochaine traduction dans la loi.

La nouvelle loi de santé, qui sera prochainement présentée par la ministre de la santé, déterminera les priorités et les enjeux majeurs de vaccination des populations.

La stratégie nationale de santé est une nouvelle étape de démocratie sanitaire, qui contribuera sans nul doute à rétablir la confiance de nos concitoyens en matière de vaccination. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)

 

 

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