La consommation des benzodiazépines en France

Il faudra nous attendre à des changements rapidement quant à une possible consommation dans le cadre du traitement de la fibromyalgie, que ce soit pour la diminution des douleurs, ou le sommeil.

C’est en tout cas notre  analyse de ce communiqué de L’Afssaps

http://ansm.sante.fr/S-informer/Presse-Communiques-Points-presse/L-Afssaps-dresse-un-etat-des-lieux-de-la-consommation-des-benzodiazepines-en-France-Communique

 

visible sur le site de l’ANSM 

 

En particulier si l’on lit la page 25 du rapport :

 

5. Les risques liés à l’usage des benzodiazépines
5.1. Les risques
5.1.1. Les risques généraux
L’ensemble des risques généraux liés à l’usage des benzodiazépines est bien connu et figure dans le
Résumé des Caractéristiques du Produit (AMM) de chacune d’elle [8]. Ainsi, l’usage des benzodiazépines
peut entraîner :
ƒƒ une amnésie antérograde (perte de la mémoire des faits récents), qui peut survenir aux doses thérapeutiques.
Le risque augmente proportionnellement à la dose ;
ƒƒ une altération des fonctions psychomotrices pouvant survenir dans les heures suivant la prise ;
ƒƒ un syndrome associant, à des degrés divers, des troubles du comportement et de la mémoire et une
altération de l’état de conscience. Peuvent être ainsi observés les effets suivants : aggravation de
l’insomnie, cauchemars, agitation, nervosité, idées délirantes, hallucinations, état confuso-onirique,
symptômes de type psychotique, désinhibition avec impulsivité, euphorie, irritabilité, amnésie antérograde
et suggestibilité.
Ce syndrome peut s’accompagner de troubles potentiellement dangereux pour autrui et pour lui-même
tel qu’un comportement inhabituel pour le patient, un comportement violent, notamment si l’entourage
tente d’entraver l’activité du patient.
Ces manifestations imposent l’arrêt du traitement [8]. En cas d’impossibilité d’arrêt complet du traitement,

 

 

Il nous parait opportun de préparer la suite en demandant à votre médecin traitant de vous proposer d’autres traitements s’il l’estime nécessaire.
une diminution de la posologie peut, dans certains cas, faire régresser les troubles.
ƒƒ une tolérance caractérisée par une diminution progressive de l’effet thérapeutique pour une même
dose administrée pendant plusieurs semaines. La tolérance peut conduire à une augmentation des
doses pour obtenir l’effet recherché ;
ƒƒ une dépendance. Tout traitement par les benzodiazépines et apparentées, et plus particulièrement en
cas d’utilisation prolongée, peut entraîner un état de pharmacodépendance physique et psychique.
Divers facteurs semblent favoriser la survenue de la dépendance : la durée du traitement, la dose et
les antécédents d’autres dépendances médicamenteuses ou non, y compris alcoolique.
Une pharmacodépendance peut survenir à doses thérapeutiques et/ou chez des patients sans facteur
de risque particulier.
L’association de plusieurs benzodiazépines risque, quelle qu’en soit l’indication, d’accroître le risque de
pharmacodépendance [8].
L’arrêt du traitement par une benzodiazépine, même prise à posologie normale, peut entraîner un phénomène
de sevrage. Peuvent alors être observés des céphalées, douleurs et faiblesse musculaires, cauchemars,
irritabilité, agitation, tremblements, anorexie, nausées, sueurs, diarrhée. Plus sévèrement :
convulsions, changements d’humeur, dépression, dépersonnalisation, désorientation, hallucinations,
psychose paranoïde, Le syndrome de sevrage peut se manifester dans les jours qui suivent l’arrêt du
traitement. Pour les benzodiazépines à durée d’action brève, et surtout si elles sont données à doses
élevées, les symptômes peuvent même se manifester dans l’intervalle qui sépare deux prises.
Le syndrome de sevrage est à distinguer du phénomène de rebond, transitoire, caractérisé par une
exacerbation du symptôme ayant motivé le traitement par une benzodiazépine ou apparentée (rebond
d’anxiété ou d’insomnie”

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