Le rapport de la HAS sur la fibromyalgie enfin en ligne.

Ce était attendu. La participation de personnes atteintes de en fait un outil de travail très attendu.

“Dans ce contexte encore incertain et potentiellement polémique, la a souhaité faire un état
des lieux des données existantes (hors sciences fondamentales) concernant l’émergence du syndrome, sa prévalence, le ressenti des personnes concernées et les prises en charge proposées. Ce travail a donné lieu au présent rapport d’orientation.
Le rapport expose, au travers des résultats d’enquêtes françaises, la perception du syndrome fibromyalgique et le vécu des patients adultes. La problématique du syndrome fibromyalgique chez l’enfant ou l’adolescent n’est pas été abordée, car elle est actuellement insuffisamment documentée.”

 

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-10/syndrome_fibromyalgique_de_ladulte_-_rapport_dorientation.pdf

Reste maintenant à mettre en pratique les recommandations de la Haute autorité de .

Une remarque  de l’académie de de 2007 toujours importante à rappeler :

“4.2.4 Troubles anxieux et dépressifs

Le rapport de l’Académie nationale de médecine rappelle que les états douloureux intenses et/ou prolongés ou l’errance des patients dans le système de soins finissent souvent par entraîner des réactions dépressives, et que les patients douloureux chroniques, lorsqu’ils sont évalués par les échelles de la dépression, sont cotés à un niveau pathologique. Les troubles exprimés par les personnes qui ont un syndrome fibromyalgique (, troubles du sommeil, céphalée, ralentissement cognitif) évoquent les symptômes d’un syndrome dépressif. Cependant, on ne trouve ni la dévalorisation, ni l’auto-accusation, ni l’absence de tout désir et de toute motivation propres au syndrome dépressif, ni les propensions suicidaires (1). Il en est de même pour l’association syndrome fibromyalgique et troubles anxieux, l’anxiété pouvant être la conséquence de la

Cependant la HAS est très critique vis à vis de la diffusion dans l’espace public de ce symptôme :

Bien que partiels, ces éléments montrent que les médecins, qui apparaissent au départ comme les moteurs de l’émergence du syndrome fibromyalgique, acquièrent progressivement un rôle de gatekeepers (« portiers »), validant une problématique massivement diffusée par les firmes pharmaceutiques. Le syndrome fibromyalgique illustre à ce titre une tendance plus générale dans les phénomènes de médicalisation au sein des sociétés contemporaines (63), tendance au terme de laquelle le rôle des médecins change : les médecins ne sont plus l’acteur central des phénomènes de médicalisation. Ils participent à des stratégies plus globales de diffusion auprès du grand public. Le concept de disease mongering, que Fred Pacaud propose d’appliquer à ladiffusion de la notion de syndrome fibromyalgique dans l’espace public, à la suite de Payer et Moynian, est particulièrement éclairante (40-42). Ce concept désigne la fabrication de nouvelles maladies sous la pression des industries pharmaceutiques, des lobbies médicaux, des associations de malades et des compagnies d’assurance. Le disease mongering peut transformer des maux ordinaires en problèmes médicaux, voire des symptômes bénins comme graves, traiter des problèmes personnels comme médicaux, voir des risques comme des maladies, et cadrer les estimations des prévalences pour maximiser des marchés potentiels (41).”

“La réalité et l’importance des conséquences pour les personnes ayant un syndrome fibromyalgique nécessitent sans doute une prise en charge. Des propositions sont formulées en se fondant sur une analyse des approches issues des recommandations de bonnes pratiques étrangères. Le rapport insiste sur l’attention qui doit être portée aux avancées de la recherche.”

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