Un plan pour les abeilles ?

Tout est lié. La disparition des abeilles n’est pas innocente.

Les causes en sont multiples d’après le gouvernement. Qui ne veut absolument pas entendre parler des utilisés dans l’agriculture comme vrais responsables.

Pourtant, l’alerte a suffisamment été donnée pour le comprendre très vite.

Mais il se passera des années avant que la cause soit entendue, et que l’on se mette à regretter les jours ou les abeilles butinaient nos jardins ou nos champs.

A travers les abeilles, c’est toute la biodiversité qui est en train de s’effondrer.

Mais c’est surtout le principal témoin de la de notre monde, atteint au plus profond de sa terre par l’effet de la mondialisation et de l’utilisation de produits artificiels si nocifs que la nature ne peut les supporter.

Et dire que derrière c’est nos enfants , et nous mêmes qui pâtiront de ces pollutions diverses, de cet incroyable gâchis provoqué par la folie humaine.

Les fibromyalgiques en sont plus conscients que d’autres, peut être, plus à l’écoute des divers maux qui les accablent, et la pollution est peut être l’un des maux dont ils souffrent.

Cet article vise l’écologie, mais puisque pour le moment aucune étude ne peut dire avec précision de quoi souffrent les fibromyalgiques, le sujet mérite d’être abordé.

Les pesticides, les engrais, les rayons ionisants, la pollution sont autant de possibilités d’atteinte du corps humain qui ne sont pas négligeables, et qui ne peuvent être écartées.

La disparition des abeilles, c’est un peu une mort annoncée.

Tenter de chercher maintenant comment faire pour repeupler une race en voie d’extinction c’est simplement se croire omnipotent, Dieu.

Alors ce que propose le gouvernement, c’est un peu vouloir tenter de refaire le monde.

Donner l’impression de vouloir bouger c’est montrer qu’on veut faire quelque chose…..

Il y a pourtant combien d’années que l’alerte fut donnée par les apiculteurs ?

http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ090709611

Disparition des abeilles en raison de l’utilisation de pesticides
13 ème législature

Question écrite n° 09611 de M. Alain Fauconnier (Aveyron – SOC)
publiée dans le JO Sénat du 16/07/2009 – page 1783

M. Alain Fauconnier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de l’écologie sur le problème posé par la disparition des abeilles en raison de l’utilisation intensive et intempestive des pesticides. Des études scientifiques récentes ont, en effet, mis en évidence les effets négatifs de ces produits, en particulier les insecticides Gaucho et Régent sur les abeilles. Ceci explique pourquoi de nombreuses voix s’élèvent contre le dernier rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, intitulé « Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles », contenant un argumentaire à décharge à propos des pesticides. Considérant que la disparition des abeilles constituerait une véritable catastrophe écologique, il lui demande de bien vouloir lui donner son avis sur ce rapport et lui indiquer les mesures qu’elle entend prendre pour sauvegarder ce maillon indispensable des écosystèmes.

Réponse du Secrétariat d’État chargé de l’écologie
publiée dans le JO Sénat du 22/07/2010 – page 1919

Le constat du déclin des colonies d’abeilles domestiques fait l’objet d’un large consensus, notamment en Europe et aux États-Unis. Une enquête du ministère chargé de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche (), menée en 2007 par le Centre national du développement agricole (CNDA), a abouti à un chiffre moyen de 29 % de pertes hivernales de colonies pour la France, avec des résultats régionaux pouvant atteindre 62 % (en Alsace). Selon l’Institut national de la , ce déclin général met en jeu des facteurs assez divers et il existe un consensus important, désormais, pour considérer que ces surmortalités sont multifactorielles. Ainsi, si une part de la mortalité des abeilles a pu être attribuée à des pesticides agricoles (imidaclopride avec le Gaucho, fipronil avec le Régent, clothianidine avec le , avec le ), les abeilles comptent aussi de nombreux ennemis arthropodes (tels que le ), bactéries, virus… De plus, l’arrivée récente d’une nouvelle espèce de pose depuis peu un problème supplémentaire aux apiculteurs. Au-delà de la spécificité de chacune des situations analysées, on doit noter que l’évolution des conditions de vie des abeilles domestiques et sauvages (plus d’un millier d’espèces en France) est étroitement liée à l’histoire des agrosystèmes où elles vivent et dont elles subissent les pressions : régression et dégradation des espaces naturels et semi-naturels, diminution des surfaces en légumineuses, expansion du maïs (qui ne produit pas de ). Les articles 32 et 33 de la loi n° 2009-867 du 3 août 2009 de programmation pour la mise en oeuvre du de l’ ont prévu trois dispositions que met en oeuvre aujourd’hui le ministère chargé de l’agriculture : un plan d’urgence en faveur des abeilles ; une interprofession de la filière apicole, qui s’appuie sur l’institut scientifique et technique de l’abeille, en voie de création ; une déclaration obligatoire annuelle dès la première ruche, effective depuis le 1er janvier 2010. Pour ce qui concerne les pollinisateurs sauvages, l’opération entreprise par le ministère du développement durable depuis 2008 sur ce thème se poursuit avec un budget de 20 000 ¬ consacré à l’étude des abeilles sauvages, sur les 100 000 ¬ que la direction de l’eau et de la biodiversité consacre en 2010 à la sensibilisation des lycées agricoles à la biodiversité. Elle s’insère dans une action de longue haleine menée avec le MAAP et l’Institut national de la d’Avignon, afin de faire mieux connaître les espèces d’abeilles sauvages et leurs rôles au bénéfice des végétaux. L’engagement cette année par la direction de l’eau et de la biodiversité d’un plan national d’action en faveur des pollinisateurs sauvages favorisera la restauration dans un état de conservation favorable des pollinisateurs sauvages, des milieux dont ils ont besoin et des espèces végétales dont la reproduction en dépend. Ces actions d’ordres scientifique (connaissance de ces espèces et de leurs habitats) et technique (constructions d’indicateurs) conditionnent l’intégration de la prise en compte de ces espèces dans les activités humaines. Le programme « LIFE + biodiversité » ayant pour thème : « sauvegarder la biodiversité des abeilles sauvages en zones urbaines et périurbaines » a été accepté par la Commission européenne et démarre cette année. Plus de 2 millions d’euros seront ainsi consacrés sur cinq ans à ce programme. Mené dans le Grand Lyon, il doit d’abord permettre de dresser un état des lieux de la biodiversité des abeilles en milieu urbain. Des actions de gestion et de formation doivent ensuite conduire à une synthèse et à un plan de gestion finalisé. Par ailleurs, depuis novembre 2009, la direction des infrastructures de transport a engagé des actions en faveur des abeilles sur le bord des routes. Il s’agit, dans une perspective de fauchage raisonné, de gérer les dépendances vertes en offrant des ressources diversifiées en pollen et en nectar grâce à une pratique nouvelle, visant au développement de plantes mellifères. Une mission interministérielle d’inspection générale doit remettre son rapport au plus tard en septembre 2010 sur le frelon à pattes jaunes, appelé aussi frelon asiatique. Ses conclusions orienteront les décisions administratives. D’ores et déjà, la direction de l’eau et de la biodiversité apporte son soutien au Muséum national d’histoire naturelle, qui travaille à réunir et à valider les données naturalistes relatives à l’expansion de cette espèce en France et qui contribue à la recherche de solutions techniques nouvelles. Enfin, pour faire suite au rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments intitulé : « mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles », un nouvel arrêté interministériel prévoit le renforcement des précautions demandées aux agriculteurs qui utilisent des semences enrobées avec des insecticides ou des foncigides.

Le 27 juillet 2010, une autre réponse nous arrive du ministère de l’agriculture concernant l’  Cruiser.

Elle confirme notre analyse de la question….tant pis pour les abeilles….

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-82662QE.htm

13ème législature
Question N° : 82662 de M. André Schneider ( Union pour un Mouvement Populaire – Bas-Rhin ) Question écrite

Ministère interrogé > Alimentation, agriculture et pêche Ministère attributaire > Alimentation, agriculture et pêche

Rubrique > produits dangereux Tête d’analyse > insecticides Analyse > utilisation. conséquences. apiculture

Question publiée au JO le : 29/06/2010 page : 7107
Réponse publiée au JO le : 27/07/2010 page : 8300

Texte de la question

M. André Schneider attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les inquiétudes des apiculteurs de son département concernant le renouvellement en 2011 de l’autorisation de mise sur le marché pour l’année 2010 de l’insecticide Cruiser. La préoccupation la plus vive porte tout naturellement sur la disparition des abeilles. Or celles-ci jouent un rôle capital dans la chaîne alimentaire puisqu’elles pollinisent 80 % des plantes à fleurs et une bonne pollinisation améliore les rendements des cultures, la taille et la conformation des fruits. La France, pays agricole par excellence, est malgré tout obligée, aujourd’hui, d’importer 20 000 tonnes de miel en raison du déclin de l’abeille. Si celle-ci est considérée comme une sentinelle de l’environnement, sa préservation pour les générations futures pourrait-elle être assurée en suspendant l’utilisation du Cruiser à l’instar de ce qui se fait en Allemagne et en Italie.

Texte de la réponse

La préparation Cruiser à base de thiametoxam, utilisée pour le traitement des semences de maïs pour lutter contre le taupin, a été autorisée en 2008 et 2009 en fixant des conditions d’emploi strictes. Cette autorisation a été assortie d’un plan de suivi des effets non intentionnels sur l’environnement, et en particulier, les abeilles. Un nouveau dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché a été déposé pour une nouvelle évaluation auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Au vu de l’ensemble du dossier contenant des études complémentaires sur les effets possibles sur les abeilles, y compris à long terme et sur le développement des larves, et sur les risques de pollution des eaux souterraines, et au vu des données complémentaires des plans de suivi 2008 et 2009, l’AFSSA a rendu le 1er décembre 2009 un avis favorable. Cet avis est le fruit d’un processus long et réitéré d’évaluation des risques pour la santé publique et l’environnement de la préparation insecticide à base de thiametoxam, Cruiser et Cruiser 350 conduit entre 2007 et 2009 et qui s’est traduit par neuf avis de l’AFSSA sur l’évaluation des risques potentiels de la préparation, sur les résultats des plans de suivi ou encore des questions spécifiques relatives à la gestion des risques. À chacune des étapes, des éléments complémentaires ont été fournis par l’entreprise. Ainsi, la demande déposée en 2009 comporte vingt et un rapports d’études complémentaires transmis à l’AFSSA se rapportant spécifiquement à la question des abeilles. Ce dossier apporte entre autres des réponses sur les risques d’exposition des abeilles à la guttation des plantes de maïs et les conséquences potentielles pour la santé des abeilles. Dans le cadre du plan de surveillance conduit en 2009, plus de 590 analyses dans différentes catégories d’échantillons, comme des semences, des pollens ou des abeilles, ont été réalisées ou sont en cours de réalisation. La décision délivrée par le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche repose donc sur des éléments issus, d’une part, d’une évaluation rigoureuse des risques et, d’autre part, d’un exercice rigoureux de suivi et gestion des risques.

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