Difficultés d’accès aux soins : la question des ophtalmologistes

Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi il faut aujourd’hui en général si longtemps pour obtenir un rendez vous avec votre pour votre vue ? (de 6 mois à 1 an et demi en moyenne)

Tout simplement à cause de la clause du qui limite le nombre de places disponibles.

Aujourd’hui celui ci est en augmentation, mais c’est trop tardif.

Le gouvernement glose aujourd’hui sur une nouvelle répartition des actes entre les différents corps de métier pour remédier aux problèmes, et sur l’apport des nouvelles technologies.

C’est quand même les mêmes politiques (corrigez moi si je me trompe) qui ont empêché le renouvellement des ces praticiens.

Le but était bien la mise en place de spécialistes techniques, payés à l’acte, dans un soucis de rentabilité.

Alors que l’on sait que la question de la vue n’ira pas en s’améliorant.

C’est le symbole même de la à visage non humain, d’un parcours à plusieurs vitesses, suivant ses moyens, et ses besoins, son statut social.

C’est prévoir à terme une dégradation très grave et rapide de la bonne santé dont nous nous glorifions encore récemment de nos concitoyens.

Et la il ne s’agit que de la vue. Alors les fibromyalgiques, vous pensez…..

C’est pourtant ce que prépare la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-78908QE.htm

13ème législature
Question N° : 78908 de M. Jean-Claude Leroy ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche – Pas-de-Calais )

Question écrite
Ministère interrogé > Santé et sports Ministère attributaire > Santé et sports
Rubrique > professions de santé Tête d’analyse > ophtalmologistes Analyse > effectifs de la profession
Question publiée au JO le : 18/05/2010 page : 5467
Réponse publiée au JO le : 22/06/2010 page : 7073
Texte de la question
M. Jean-Claude Leroy attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la pénurie de ophtalmologistes. En effet, de nombreux départements, dont celui du Pas-de-Calais, sont confrontés à un manque important d’ophtalmologistes. De ce fait, les délais d’attente pour un rendez-vous sont parfois très longs et les dépassements d’honoraires sont fréquents d’ophtalmologistes. Le vieillissement de la population et l’augmentation des besoins pourraient aggraver la situation. Cette pénurie de praticiens crée un vrai problème de santé publique, posant des difficultés en matière de prévention des troubles et de prises en charge des urgences. Aussi, il lui demande de lui indiquer quelles mesures elle compte mettre en oeuvre pour former davantage de spécialisés en et les inciter à s’installer où les besoins sont les plus importants, notamment dans les territoires ruraux.
Texte de la réponse
La situation de la démographie de certaines spécialités médicales appelle une vigilance particulière. L’ophtalmologie est une des spécialités dont les effectifs pourraient décroître fortement si aucune mesure n’était prise. Les études ayant démontré la nécessité d’une progression régulière du numerus clausus, le Gouvernement l’a augmenté à partir de 2002, pour le porter de 4 700 à 7 400 en 2009. Ce travail de rééquilibrage de la démographie médicale va être renforcé dans les années à venir. Le nombre d’internes dans chaque spécialité sera déterminé pour chaque région en fonction de la population. Par ailleurs, plusieurs dispositions récentes inscrites dans la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires et dans la loi n° 2009-1646 du 24 décembre 2009 de financement de la sécurité sociale pour 2010 permettent déjà d’organiser des coopérations entre professionnels de santé sur la base de nouvelles répartitions de tâches. Cela concerne notamment l’organisation du travail entre les ophtalmologues et les ou les , professions pour lesquelles des dispositions ont d’ores et déjà été prises. Ces mesures visent à transférer et à partager de façon encadrée un certain nombre d’actes des ophtalmologistes vers ces professionnels. Cette nouvelle organisation des tâches permet d’optimiser le temps médical, d’améliorer l’accès aux soins de premier recours, en termes de délais de rendez-vous et d’honoraires pratiqués, et, d’une manière générale, la qualité des soins. Elle participe également à la revalorisation des professions paramédicales qui ont ainsi l’occasion de gagner en expertise sur certains champs de compétence, en toute sécurité. Par ailleurs, la télémédecine a vocation à renforcer ce dispositif pour permettre la prise en charge des patients en cas de difficultés d’accès aux soins.

La question se pose aussi pour les pédiatres :

13ème législature
Question N° : 78026 de M. Bernard Perrut ( Union pour un Mouvement Populaire – Rhône ) Question écrite
Ministère interrogé > Santé et sports Ministère attributaire > Santé et sports
Rubrique > professions de santé Tête d’analyse > pédiatres Analyse > effectifs de la profession
Question publiée au JO le : 04/05/2010 page : 4909
Réponse publiée au JO le : 22/06/2010 page : 7061
Texte de la question
M. Bernard Perrut appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l’avenir de l’exercice de la pédiatrie libérale, tant dans le milieu urbain que rural, suite à la diminution du nombre de candidats à ce type de formation. Il lui demande quelles mesures peuvent être envisagées pour encourager les jeunes dans cette voie.
Texte de la réponse
À l’instar de l’ensemble des spécialités médicales, la France n’a jamais compté autant de pédiatres. Les projections récentes font observer que le nombre de pédiatres augmenterait de 20 % d’ici à 2030, alors que le nombre de médecins serait inférieur de 1 % par rapport à 2006. Cependant, la part des libéraux tend à décroître parmi les pédiatres. Ainsi, l’insuffisance de pédiatres sur le territoire concerne la pédiatrie libérale, exercice vers lequel les nouveaux diplômés ne se tournent pas. D’une part, prenant en compte les évolutions inéluctables de la démographie médicale, les ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé ont progressivement augmenté le numerus clausus des études médicales depuis 2000. Celui-ci a été relevé de 3 850 en 2000 à 7 400 en 2009, ce chiffre ayant été confirmé depuis lors. Parallèlement, le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en pédiatrie a été porté de 148 en 1999 à 253 en 2009. D’autre part, la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires prévoit une anticipation du nombre d’internes à former par spécialité et subdivision territoriale pour une période de cinq ans. Ces quotas seront établis en fonction des besoins de soins, au vu des propositions de l’observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS). Ainsi, il sera possible à l’avenir d’adapter la proposition des postes d’internes au plus près des besoins de prise en charge spécialisée. Enfin, les stages des internes au sein de structures ambulatoires seront développés afin de les fidéliser à ce type d’exercice. Ces évolutions devraient garantir durablement la présence de praticiens formés et se consacrant à la santé des enfants sur l’ensemble du territoire.

2 thoughts on “Difficultés d’accès aux soins : la question des ophtalmologistes

  1. Je ne suis pas étonnée de lire et de savoir que pour avoir un rendez-vous chez un ophtalmologue, il faut attendre entre 6 et 12 mois… Ce qui est inadmissible pour ceux et celles qui ont de gros problèmes visuels ou qui ont une urgence !

    Pour ce qui est de mon cas avec mon handicap visuel à 100%.
    Je n’y vois que MOINS 1/20eme avec correction d’unh seul oeil et quand je vais chez mon ophtomologue, elle fait tout pour me prendre avant 10 jours cvar elle sait que le restant de ma vue est très limité. Mais par contre, si je devais aller en voir un autre, je suis sûre qu’à tous les coups et avec une trop longue attente de plusieurs mois, je pourrais en perdre le restant de ma vue.

    Il y aurait bien des choses à changer car là et pour beaucoup de choses, le gouvernement va trop loin !

    Jenny

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