La question des ophtalmologistes

Que penser de la réponse à cette question de Mme Patricia Schillinger sénatrice ?

Pénurie d’ 13 ème législature
Question écrite n° 10122 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin – SOC)
publiée dans le JO Sénat du 17/09/2009 – page 2191


Mme Patricia Schillinger attire l’attention de Mme la ministre de la et des sports sur la pénurie d’ophtalmologistes en France. Face à cette pénurie, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer si elle envisage de prendre rapidement des mesures pour remédier à une telle situation.

Réponse du Ministère de la santé et des sports
publiée dans le JO Sénat du 04/02/2010 – page 260
La situation de la démographie de certaines spécialités médicales appelle une vigilance particulière. L’ophtalmologie est une des spécialités dont les effectifs pourraient décroître fortement si aucune mesure n’était prise. Les études ayant démontré la nécessité d’une progression régulière du numerus clausus, le Gouvernement l’a augmenté à partir de 2002 pour le porter de 4 700 à 7 400 en 2009. Ce travail de rééquilibrage de la démographie médicale va être renforcé dans les années à venir. Le nombre d’internes dans chaque spécialité sera déterminé pour chaque région en fonction de la population. Par ailleurs, plusieurs dispositions récentes inscrites dans la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires et dans la loi n° 2009-1646 du 24 décembre 2009 de financement de la sécurité sociale pour 2010 permettent déjà d’organiser des coopérations entre professionnels de santé sur la base de nouvelles répartitions de tâches. Cela concerne notamment l’organisation du travail entre les ophtalmologues et les orthoptistes ou les opticiens-lunetiers, professions pour lesquelles des dispositions ont d’ores et déjà été prises. Ces mesures visent à transférer et partager de façon encadrée un certain nombre d’actes des ophtalmologistes vers ces professionnels. Cette nouvelle organisation des tâches permet d’optimiser le temps médical, d’améliorer l’accès aux soins de premier recours, en termes de délais de rendez-vous et d’honoraires pratiqués, et, d’une manière générale, la qualité des soins. Elle participe également à la revalorisation des professions paramédicales par adhésion à un protocole de coopération partagé des actes. Par ailleurs, la télémédecine a vocation à renforcer ce dispositif pour permettre la prise en charge des patients en cas de difficultés d’accès aux soins.


Même réponse à la question de Mr Jean Louis Masson

Pénurie de médecins ophtalmologistes 13 ème législature
Question écrite
n° 10170 de M. Jean Louis Masson (Moselle – NI)
publiée dans le JO Sénat du 17/09/2009 – page 2192
Rappelle la question 09009
M. Jean Louis Masson rappelle à Mme la ministre de la santé et des sports les termes de sa question n°09009 posée le 04/06/2009 sous le titre :  » Pénurie de médecins ophtalmologistes « , qui n’a pas obtenu de réponse à ce jour. Il s’étonne tout particulièrement de ce retard important et il souhaiterait qu’elle lui indique les raisons d’une telle carence.

Réponse du Ministère de la santé et des sports
publiée dans le JO Sénat du 04/02/2010 – page 260
La situation de la démographie de certaines spécialités médicales appelle une vigilance particulière. L’ophtalmologie est une des spécialités dont les effectifs pourraient décroître fortement si aucune mesure n’était prise. Les études ayant démontré la nécessité d’une progression régulière du numerus clausus, le Gouvernement l’a augmenté à partir de 2002 pour le porter de 4 700 à 7 400 en 2009. Ce travail de rééquilibrage de la démographie médicale va être renforcé dans les années à venir. Le nombre d’internes dans chaque spécialité sera déterminé pour chaque région en fonction de la population. Par ailleurs, plusieurs dispositions récentes inscrites dans la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires et dans la loi n° 2009-1646 du 24 décembre 2009 de financement de la sécurité sociale pour 2010 permettent déjà d’organiser des coopérations entre professionnels de santé sur la base de nouvelles répartitions de tâches. Cela concerne notamment l’organisation du travail entre les ophtalmologues et les orthoptistes ou les opticiens-lunetiers, professions pour lesquelles des dispositions ont d’ores et déjà été prises. Ces mesures visent à transférer et partager de façon encadrée un certain nombre d’actes des ophtalmologistes vers ces professionnels. Cette nouvelle organisation des tâches permet d’optimiser le temps médical, d’améliorer l’accès aux soins de premier recours, en termes de délais de rendez-vous et d’honoraires pratiqués, et, d’une manière générale, la qualité des soins. Elle participe également à la revalorisation des professions paramédicales par adhésion à un protocole de coopération partagé des actes. Par ailleurs, la télémédecine a vocation à renforcer ce dispositif pour permettre la prise en charge des patients en cas de difficultés d’accès aux soins.

Cela fait plus de 20 ans que le problème de la pénurie d’ophtalmologistes est criante dans nos contrées. De 3, puis six, nous sommes arrivés dans certaines régions à plus d’un an d’attente, malgré les cris d’alarmes lancés par la profession.

La vision est l’un des capitaux le plus précieux, surtout aujourd’hui vu l’ensemble des sollicitations visuelles auxquelles nous astreignent télévisions, messages publicitaires, lecture et informatique.

La réponse de la ministre à cette question vous satisfait elle ?

Quant à nous, nous sommes conscients du fait que cette réponse passe partout est le précurseur du nouveau système de santé qui apparait en filigrane :Quelques postes (peut être ) de créés, afin de faire taire les rumeurs et les demandes, mais délégation de diverses spécialités à des professionnels non médecins, qui sont d’abord des marchands, et dont l’intérêt n’est pas que leurs clients soient déclarés bien portants.

Cette proposition qui tente de se frayer son chemin depuis de longues années grâce à un lobby puissant va trouver enfin son accomplissement gràce aux merveilleuses avancées de la loi réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.Les patients vont être lésés, n’auront plus le droit de passer par des professionnels aguerris, aux longues études qui prouvent leurs compétences, mais devront se contenter de l’application bête et simple, appuyé il est vrai par de merveilleuses machines modernes de tests visuels (à condition de savoir s’en servir) d’un technicien, peut être particulièrement doué, mais sans états d’âmes.

La sécurité sociale y gagnera ? Rien n’est moins certain.

Et quant aux spécialistes, les ohptalmologistes, ils doivent se demander pourquoi avoir du faire autant d’études, alors qu’ils auraient pu etre plus facilement marchands?


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