Nouvelle dégradation du déficit de l’assurance maladie

Suite au discours de Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN Ministre de la santé et des sports devant la commission des comptes de la sécurité sociale ou elle s’interroge sur la dégradation des comptes due pour l’essentiel du fait de la crise par une dégradation des recettes (quelle belle analyse !), elle se félicite par sa belle maîtrise des dépenses du régime.

Mais dans le même temps son appétit de réduction des couts est sans limite : «  deux postes de dépenses méritent une action spécifique : les indemnités journalières et les transports sanitaires, sur lesquels nous demandons donc à la CNAMTS, comme tu l’as dit tout à l’heure, de renforcer ses contrôles, en augmentant le nombre de mises sous accord préalable. »

D’après la ministre  » La croissance des indemnités journalières est surprenante en temps de crise. »


La croissance des indemnités journalières est surprenante en temps de
crise. Je demande donc à la CNAMTS de nous donner des éléments
d’explication. Il faudra notamment analyser les écarts entre assurés, entre
départements et entre entreprises. Je ne suis pas sûre en effet que ces
écarts soient toujours justifiés par des facteurs strictement médicaux, ce
qui devrait pourtant être le cas.

« La croissance des indemnités journalières est surprenante en temps de crise. Je demande donc à la CNAMTS de nous donner des éléments d’explication. Il faudra notamment analyser les écarts entre assurés, entre départements et entre entreprises. Je ne suis pas sûre en effet que ces écarts soient toujours justifiés par des facteurs strictement médicaux, ce qui devrait pourtant être le cas. »

Un très bon article sur

reprend et commente cet article, avec l’éclairage du Directeur de la Répression des Fraudes à l’Assurance-

150 millions d’euros sont à récupérer au moins cette année en économies sur les injustifiés;

Chaque patient devient un coupable en puissance, au mieux, un fraudeur supposé, souvent.

Pourtant, l’explosion de la crise économique, qui met tant de personnes devant un avenir sombre, économiquement invivable, source de tensions dans les ménages, n’est elle pas à elle seule suffisante à expliquer l’augmentation dite exponentielle de ces arrêts maladies ?

C’est sans compter avec l’approche économique et financière de la réforme. La souffrance morale est simulée, la physique peut se supporter.

Nous sommes étonnés que déja on ne se soit pas tourné vers l’exemple de nos voisins suisses….

Nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions :

Mme Jacqueline Fraysse

Débat d’orientation des finances publiques pour 2010

La commission des affaires sociales du Sénat semble d’ailleurs  en accord avec cette .

« C’est avec cette même obsession de réduction des dépenses sans discernement que vous agitez, à intervalles réguliers, le chiffon rouge de la fraude sociale. Je m’étais vigoureusement insurgée contre cette suspicion aussi désobligeante à l’égard des patients et des médecins, qu’inefficace pour les comptes, comme nous pouvons une fois de plus le constater ; je maintiens que ces campagnes de dénigrement, dont la cible varie, sont inacceptables – en ce moment les arrêts de travail abusifs sont dans la ligne de mire. Elles le sont d’autant plus que certains députés qui, dans cette assemblée, relaient votre «chasse aux fraudeurs », sont loin d’être blancs comme neige, et loin d’être, finalement, assez bien placés pour en parler. »

A lire sur le site de L’Académie des Sciences morales et politiques :


« L’ASSURANCE MALADIE EST-ELLE RÉFORMABLE ? »

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